Comme chaque année, le GODS réalise la protection des nichées de Busard cendré, de Busard Saint-Martin et de Busard des roseaux dans les plaines céréalières deux-sévriennes. Cette protection a principalement lieu dans les 3 ZPS avifaunes de plaine dont l’association est devenue animatrice et aussi dans des ZNIEFF, le PNR du Marais poitevin et enfin dans des plaines ne bénéficiant d’aucun statut de conservation.

Bilan de la saison 2026

En 2026, les équipes du GODS constituées, de bénévoles, de salariés, de services civiques et de stagiaires ont recensé 413 couples de busards. Au total, 234 nids ont été trouvés dont 192 nids de Busard cendré, 35 de Busard Saint-Martin et 7 de Busard des roseaux. Cent soixante-huit nids ont nécessité la pose de protection au moment de la moisson, soit 71,79 % des nids découverts.

Concernant la reproduction, des 732 œufs dénombrés, cette saison, 438 poussins sont nés et seulement 122 jeunes ont pris l’envol, parmi eux : 104 jeunes de Busard cendré et 18 de Busard Saint-Martin. Aucun nid de Busard des roseaux n’a réussi. Le taux de jeunes à l’envol après moisson grâce à la protection est de 95,90 %.

Les diminutions observées entre le nombre d’œufs et de poussins sont principalement liées à la prédation des nids entre le moment de la découverte au drone et la pose de la protection. Les diminutions entre les nombres de poussins et de jeunes sont essentiellement liées à une forte mortalité dans les nids au moment de la canicule de la fin du mois de juin. Beaucoup de jeunes n’ont pas supporté les fortes chaleurs les 3 jours où la température a dépassé les 40°C, dont le pic à 44°C.

Dans ce contexte, nous allons devoir, nous aussi, adapter nos moyens de protections des nids de busards. Jusqu’à présent, les protections utilisées permettent de protéger les nids de la destruction par les machines agricoles lors de la moisson et de la prédation, il faudra désormais également protéger les nids des aléas météorologiques provoqués par le réchauffement climatique, comme les fortes chaleurs.

Nous remercions toutes les participantes et tous les participants impliqué.e.s de près ou de loin dans la protection des nids de busards en Deux-Sèvres. Sans leur aide, l’avenir de ces rapaces seraient fortement compromis dans les Deux-Sèvres.

Suivi du Busard cendré

Après le crash observé en 2017, le nombre de nids trouvés repart la hausse et atteint un premier pic en 2020. En 2021, ce nombre diminue de nouveau, mais plus légèrement, jusqu’en 2023. Depuis lors, le nombre de nids augmente pour atteindre un nombre record en 2026. Aussi, on remarquera que le nombre de nids protégés est toujours plus important que le nombre de nids non protégés.

Au niveau de la production des nids, les nombres d’œufs, de poussins suivent globalement l’évolution du nombre de nids. Les nombres jeunes suivent aussi globalement cette tendance, mais on constatera une baisse importante du nombre de jeunes par rapport au nombre de poussins en 2026, saison marquée par plusieurs vagues de chaleurs. Aussi, on remarquera qu’en l’absence de protection, une faible part de jeunes aurait pu prendre son envol.

Suivi du Busard Saint-Martin

Le nombre de nids de Busard Saint-Martin varie fortement ces 10 dernières années. Comme pour le Busard cendré, il a connu un crash en 2017 mais on peut noter un 2ème crash en 2021 sur la même période. Ces 2 crashs alternent avec 2 années pics en 2019 et 2023. La saison 2026 constitue la 2ème meilleure à égalité avec celle de 2023. Aussi, la très grande majorité des nids sont protégés.

Concernant la production des nids, les nombres d’œufs, de poussins et de jeunes suivent parfaitement l’évolution du nombre de nids, les 2 crashs (2017 et 2021) et les 3 pics (2019, 2023). Ce qui n’est malheureusement pas le cas en 2026, où le nombre de jeunes est à la baisse en raison de la forte mortalité enregistrée pendant les coups de chauds. On notera la encore qu’en l’absence de protection le nombre de jeunes à l’envol serait très faible.

Suivi du Busard des roseaux

Le nombre de nids de Busard des roseaux présente une certaine stabilité depuis 2021 après une période alternant pics et crashs de 2017 à 2020. Précisons que la quasi-totalité des nids de Busard des roseaux est trouvée et protégée, quand il est nécessaire, dans le Niortais.

La production des nids, là encore suit globalement l’évolution du nombre mais on notera que les nombres d’œufs, de poussins et de jeunes sont plus élevés lorsque les nids sont protégés, exception faite de l’année 2026, où aucun jeune n’a pris l’envol.