Tout au long de l’année, l’équipe du GODS sillonne le département, compte les oiseaux, dresse des inventaires, analyse leur environnement, leurs habitats. Nous revenons aujourd’hui sur un an grâce aux bilans, synthèses et rapports 2025.

Tous les documents ci-dessous sont disponibles à la lecture et au téléchargement en cliquant sur l’image.

Dans le cadre de la démarche apprenante ODD et Territoires, pilotée par le Ministère de la transition écologique en lien avec la DREAL Nouvelle Aquitaine, la Ville de Niort fait partie des 7 collectivités françaises pionnières sur la valorisation et la territorialisation des 17 objectifs de développement durable à travers sa démarche globale Niort Durable 2030.
En cohérence avec ce projet stratégique et l’adoption en Conseil municipal de novembre 2019 de son deuxième PAB (Plan d’Actions Biodiversité), la Ville de Niort a souhaité réaliser un « Atlas de la
Biodiversité communale » (ABC). A la suite de cet ABC, la Ville de Niort a missionné le Groupe ornithologique des Deux-Sèvres pour continuer la veille scientifique des populations d’oiseaux niortaise dans le cadre de la réalisation d’inventaires ornithologiques.

Cette synthèse ornithologique reprenant les résultats de l’étude menée en 2025 a pour but de restituer les connaissances acquises.
Le taxon « oiseau » est un bon indicateur de l’état de la biodiversité locale en raison de sa position dans la chaîne alimentaire, et des différents milieux de vie nécessaires à son développement. Le calcul des différents indices de diversité permet ainsi d’avoir un aperçu des « points chauds » de biodiversité (ou hot-spots) et de prioriser certaines zones d’un territoire, pour soit protéger, soit restaurer les
écosystèmes.

Les installations de stockage des déchets offrent une opportunité pour l’alimentation de certaines espèces d’oiseaux généralistes qui se sont adaptées aux environnements urbains et aux installations de stockage des déchets. Ainsi, les mouettes et les goélands s’y alimentent durant leurs séjours hivernaux ou lors de leurs migrations, tout comme la Cigogne blanche. Les rapaces comme les milans s’y alimentent quant à eux au printemps et en été. Le site d’Amailloux (79) accueille donc des populations fluctuantes d’oiseaux. Depuis février 2009, grâce à un partenariat entre la société SUEZ gestionnaire du site et le Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres (GODS), il nous est possible d’accéder au centre pour observer et quantifier ces populations d’oiseaux et notamment les laridés (mouettes et goélands) en hiver. Depuis 2015, et suite au renouvellement de la convention pluriannuelle liant l’association et l’entreprise, nous avons souhaité faire évoluer ce partenariat, pour
mettre en place de nouvelles actions de protection des espèces et de valorisation de la biodiversité sur le site.

Face à un déclin de la biodiversité et en particulier celle associée au milieu de plaine à l’échelle Européenne et mondiale, le département des Deux-Sèvres est reconnu comme l’un des derniers bastions nationaux pour la grande avifaune de l’agroécosystème en milieu de
plaine ouverte.
L’intérêt biologique des quatre Zones de protection spéciales des Deux-Sèvres « Plaine de La Mothe-Saint-Héray-Lezay » FR5412022, « Plaine de Niort Nord-Ouest » FR5412013, « Plaine de Niort Sud-Est » FR5412007 et « Plaine d’Oiron-Thénezay »  FR5412014 ainsi que la Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique « Plaines de Brioux Chef-Boutonne » et la Zone d’Action Prioritaire des « Plaines de Niort-Sud-Ouest » est démontré et désigné comme majeur à l’échelle Européenne. Cette
valeur biologique réside notamment du fait de la nidification de plusieurs espèces patrimoniales en densités reconnues d’importance pour leur conservation à l’échelle communautaire.
L’Œdicnème criard, l’Outarde canepetière, le Busard cendré, le Busard Saint-Martin, ou la Pie-grièche écorcheur, entres autres, de par leur statut précaire à l’échelle de l’Europe, a motivé leur inscription à l’Annexe I de la directive 2009/147/CE dite « Directive oiseaux ».
Les populations présentes ont conduit à la désignation de ces sites en ZPS, ZNIEFF ou en ZAP.

A chaque fin de saison, le GODS assure le dénombrement des rassemblements postnuptiaux en Deux-Sèvres aux cours de 3 comptages, avec le soutien du CEBC-CNRS sur la zone les concernant (ZA PVS) et partenariat avec la LPO.
Cette année, les effectifs d’Outarde canepetière en rassemblements sont moyens avec un maximum de 252 ind. au 2ème comptage (fin septembre). Ces résultats font suite à une année 2024 qui battait tous les records et sont liés à la disparition des 2 importants rassemblements de la ZPS Plaine d’Oiron-Thénezay.
Après une nette augmentation jusqu’en à l’automne 2019, les effectifs en rassemblements étaient en léger déclin jusqu’en 2022. Depuis 2023, les rassemblements fluctuent fortement en fonction des localisations des rassemblements de la ZPS Plaine d’Oiron-Thénezay.

Le renforcement des populations d’Outarde canepetière, avec des individus issus des élevages du Zoodyssée et de la Haute Touche, fait partie des actions prioritaires définies dans la fiche action n°7 du Plan National d’Actions « Outarde canepetière » 2020-2029 (PNA).
En 2025, 26 Outardes canepetières nées et élevées à Zoodyssée ou la Haute-Touche ont été relâchées sur 3 sites pour un total de 3 lâchés : Granzay-Gript (79), Saint-Quentin-sur-Indrois (37) et Loubillé (79). Parmi ces individus, 13 étaient issus de l’élevage de Zoodyssée, 2 du parc de la Haute-Touche dont un jeune né en 2024 mais non relâché à l’époque, et 11 jeunes issus de l’action protection de nichées. 14 d’entre eux étaient équipés de GPS-GSM. Le sex-ratio était équilibré pour une masse moyenne de 568 contre 644 l’année passée et un âge moyen de 63 jours contre 74 en 2024.
Les lâchers ont eu lieu entre fin aout et mi-septembre sur 3 sites différents. Tous ont eu lieu dans un parc clôturé et électrifié. Les outardeaux se sont rapidement intégrés aux groupes de sauvages. Au moins 6 outardes équipées ont migré en 2025. Les suivis des outardes au printemps et à l’automne ont permis de contrôler 59 individus issus de précédents lâchers ou sauvages et qui participent à la reproduction.

Depuis 2018, un travail a été entrepris avec plusieurs carriers des Deux-Sèvres pour prendre en compte la présence du Faucon pèlerin et réaliser son suivi, projet qui s’est étendu en Poitou-Charentes puis en Nouvelle aquitaine, mais aussi aux autres espèces typiques des sites de carrières. En 2023 a débuté un nouveau programme financé par la région pour réaliser un état des lieux de l’avifaune dans les différentes carrières volontaires de la nouvelle région et agir pour faire cohabiter les activités d’exploitation et l’avifaune, en particulier celle spécifique à ce milieu.
L’entreprise CMGO possède trois sites favorables aux oiseaux rupestres en Deux-Sèvres. La carrière du Pont, à La Peyratte, est l’une des premières carrières où le suivi du Faucon pèlerin a commencé avec une nidification soupçonnée dès 2015 et suivie depuis. La dernière année de suivi de cette carrière a été marquée par la nidification d’un couple de Grand Corbeau, espèce récemment revenue en Deux-Sèvres et dont le couple n’est que le second connu. Le deuxième site est celui de la Tardivière, à Verruyes, où le couple de Faucon pèlerin a été découvert en 2019. Le couple présent a la particularité de n’être distant que de 2km avec celui nichant à la carrière des Rouleaux à Mazières-en-Gâtine.
Ces deux premières carrières ont étés intégrés au projet Nature et Transition et on fait l’objet d’actions spécifiques. Le troisième site est la carrière de la Pleige à Germond-Rouvre, suivie également depuis 2019 par des bénévoles. Les résultats des suivis Faucons pèlerin et Grand corbeau sur l’année 2025 sont présentés ici.

L’entreprise HM France Ciment Airvault possède plusieurs falaises favorables au Faucon pèlerin au sein de sa carrière, localisée à Airvault. Ce couple était connu depuis 2018, mais ne semble plus nicher sur la carrière depuis 2022, malgré le maintien de falaises favorables. Néanmoins, la carrière du Fief d’Argent accueille d’autres espèces cibles du programme, avec en particulier des oiseaux nichant au sol, comme l’œdicnème criard et les Petits Gravelots. Ce présent rapport présente le résultat des suivis réalisés sur ces espèces et des différentes actions réalisées par le GODS dans, et autour de la carrière.

L’entreprise Kleber-Moreau possède plusieurs sites favorables au Faucon pèlerin en Deux-Sèvres, dont deux sites ayant intégré le projet Oiseaux des Carrières en Nouvelle Aquitaine. La carrière Donia, à Saivres, est suivie depuis 2017. Le couple présent à la deuxième carrière, les Rouleaux à Mazières-en-Gâtine est, lui, connu depuis 2019. Ce dernier a la particularité de n’être distant que de 2 kilomètres d’un autre couple, nichant à Verruyes dans la carrière de la Tardivière. Un troisième site non intégré au projet, la carrière de Baillefais à Limalonges, accueille également un couple, mais n’est connu nicheur qu’en 2022 et 2023, et n’est pas suivi régulièrement au vu de son isolement par rapport au reste. Les résultats du suivi du Faucon pèlerin pour l’année 2025 sont présentés dans ce rapport.

L’entreprise Eiffage possède deux sites favorables au Faucon pèlerin en Deux-Sèvres. La carrière de Laubreçais est l’une d’entre elle. Il s’agit de l’un des premiers site où le suivi du Faucon pèlerin en Deux-Sèvres a commencé, avec une nidification soupçonnée dès 2015 et où au moins un jeune Faucon pèlerin s’est envolé chaque année depuis 2024.
Le couple installé sur le second site, la carrière de Sainte-Eanne, fait l’objet d’un suivi particulier et ne se sera pas abordé dans le présent document. Néanmoins, le site accueillant d’autres espèces cible du projet du programme, une partie lui sera consacrée pour présenter ces dernières.

Le Courlis cendré, Numenius arquata, est un limicole dont les effectifs reproducteurs en France sont en déclin. C’est une espèce classée à l’annexe II/B de la Directive Oiseaux et « Vulnérable » sur la liste rouge des oiseaux nicheurs de France. La région Nouvelle Aquitaine abrite 10 % de la population nicheuse nationale. Le projet COCONA, Coopération pour la Conservation du Courlis cendré nicheur en Nouvelle-Aquitaine vise à mutualiser les efforts de conservation pour cette espèce à l’échelle régionale. Pour cela, il regroupe un consortium de 5 APNE sur 8 départements et s’étale sur 5 ans de 2023 à 2027, grâce au financement Fonds Vert et au soutien de la région Nouvelle-Aquitaine. Ce projet a pour objectif d’actualiser la carte d’occupation régionale du Courlis cendré et de mettre en place un suivi de la reproduction des couples nicheurs avec la mise en place de mesures de protection de nichées pour améliorer leur succès.
La pose de balise GPS sur des individus reproducteurs va permettre d’approfondir les connaissances sur la biologie et l’écologie de cette espèce. De plus, la sensibilisation des acteurs locaux (agriculteurs et exploitants forestiers) à des pratiques adaptées au cycle reproducteur de l’espèce est indispensable. Enfin, ce projet à l’échelle régionale permettra aussi une meilleure diffusion des expériences entre les partenaires pour améliorer nos techniques de suivi et de protection.
En 2025, plus de 76 couples reproducteurs de Courlis cendré ont été recensés dans la région grâce aux suivis mis en place. Parmi ceux-ci, 69 couples ont été suivis localement en Deux-Sèvres, Vienne, Landes et Gironde. Un total de 51 nids a été recensés dont 35 ont été trouvés et 28 ont fait l’objet d’une protection
rapprochée, essentiellement dans les Deux-Sèvres. Cet effort de protection a permis à au moins 67 poussins d’éclore, mais seulement 4 jeunes ont pu prendre leur envol.
Grâce à la poursuite du programme d’étude des populations de Courlis cendrés nicheurs en France, en partenariat avec le LIENSs de l’Université de La Rochelle et l’OFB, 12 balises GPS ont pu être posées cette année sur des individus capturés en Deux-Sèvres (7), Gironde (1) et dans les Landes (4).
La situation très préoccupante de l’espèce à l’échelle nationale, a mené FNE NA, son réseau d’associations naturalistes territoriales, ainsi que ses partenaires, à mettre en œuvre un projet d’envergure régionale qui va permettre de mieux comprendre les enjeux de conservation qui pèsent sur cette espèce emblématique des milieux prairiaux.

Créateur de forêt est une Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS) qui a pour mission de créer des zones favorables à la préservation et au développement de la biodiversité sur le long terme.
La parcelle est un espace de biodiversité appartenant à la commune de Prahecq et à Niort Agglo, qui a été financée par le Niort Rugby Club dans le cadre de son engagement environnemental. Elle est située dans la ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique) et zone Natura 2000 « Plaine de Niort Sud-Est ». Le chantier a été réalisé en janvier 2023 dans l’objectif de favoriser le retour de la biodiversité et de préserver durablement un espace d’1.97 ha. Le projet a permis la plantation de 602 arbres comprenant 18 essences, dans un milieu composé d’une zone ouverte de 0.9 ha et d’une zone d’1 ha avec des bosquets. Le stade actuel de la parcelle, composée de jeunes arbres, constitue un milieu de lande forestière qui tend à évoluer en jeune taillis dans les prochaines années.
À l’avenir, ce milieu est amené à se développer en futaie.
Le Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres est responsable du diagnostic avifaunistique de la parcelle. Différents suivis sont mis en place depuis 2023 et vont s’étendre jusqu’à 2029 : un suivi de l’avifaune nicheuse, ainsi qu’un suivi plus spécifique sur les Pies-Grièches. L’objectif est de recenser les espèces présentes sur le site et d’évaluer l’évolution du cortège avifaunistique en fonction du développement végétal du terrain.
L’objectif de ce rapport est de réaliser une première synthèse des inventaires effectués sur les trois premières années du suivi.

Le programme « Effraies en Mellois » s’inscrit dans un programme de suivi des populations coordonné par le Centre de Recherche sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (CRBPO). A l’échelle locale, ce suivi consiste à trouver des couples d’Effraies des clochers et à mettre en place des nichoirs afin de suivre leur reproduction et leur histoire de vie grâce au baguage.
Le suivi s’implante autour de Brioux-sur-Boutonne, sur un carré de 20 km par 20 km. Depuis 2020, de nombreux sites sont suivis chaque année grâce à la mise en place de nombreux nichoirs chez les particuliers mais aussi dans des églises et des fermes chez les agriculteurs du territoire.
En 2025, la ressource en campagnol assez abondante et les bonnes conditions météorologiques au moment de l’élevage des jeunes ont été positif pour la reproduction des effraies. Sur les 98 nids suivis, peu sont en échec mais on estime le succès à l’envol à 2.53 poussins volants par couple. Le partenariat avec l’Arche de Marie se poursuit et plusieurs individus issus du centre de soin se reproduisent à l’état naturel.
La poursuite de ce programme permettra d’acquérir des connaissances supplémentaires pour mieux conserver cette espèce dans le paysage rural du Mellois.

Avec 143 espèces d’oiseaux dont 58 sont des nicheurs, la Réserve Naturelle Régionale du Bocage des Antonins confirme son rôle d’écrins de bocage préservé. Après une année 2024 marqué par une saison de reproduction particulièrement humide et défavorable, les données récoltées en 2025 montrent un retour à des effectifs relativement similaires à ce qui a été observé depuis le début des suivis. L’année a en particulier été bonne pour le Loriot d’Europe et la Tourterelle des bois. La Bouscarle de Cetti, elle, confirme son installation dans la réserve. Cette étude, conduite selon la même méthodologie depuis 2018 permet d’analyser les évolutions de son peuplement avifaunistique. L’analyse préliminaire montre des évolutions interannuelles parfois fortes pour certaines espèces. Globalement, l’analyse des indices biologiques montrent une diversité spécifique et des indices d’abondance meilleurs qu’en 2024 mais qui restent dans la moyenne basse de ce qui a été observé depuis le début des suivis.

Ce rapport présente les actions de préservation du Moineau friquet en Deux-Sèvres en 2025. Les inventaires ont permis de recenser entre 51 et 69 couples. Des actions de conservation en faveur du Moineau friquet, comme la pose de nichoirs et de mangeoires ont été réalisées en partenariat avec des collectivités et des
habitants.

Nous remercions chaleureusement au nom du GODS et du Moineau friquet tous nos partenaires techniques et financiers sans lequel la réalisation de ce projet n’aurait pas pu se faire : Le fond de dotation Maupertuis et QEnergy pour leur soutien financier, l’ARB NA pour la gestion technique des données, COHAB
pour le don de nichoirs isolés, Prest’EA pour la construction de nos nichoirs en bois et la commune de St-André-sur-Sèvre pour sa gestion adaptée des espaces verts et la mise à disposition de leur salle communale.
Nous tenons également à remercier les bénévoles impliqués dans le suivi et la conservation de cette espèce en Deux-Sèvres, sans lesquels il n’aurait pas été possible de réaliser toutes ces mesures et ce suivi.

Depuis plus de 40 ans, le Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres (GODS) réalise chaque année le sauvetage des nichées en détresse des busards, dans la plupart des zones cultivées intensivement et, plus particulièrement, dans les Zones de Protection Spéciale (ZPS) Plaines de la Mothe-Saint-Héray – Lezay (MOLE), de Niort Nord-Ouest (NINO) et d’Oiron-Thénezay (OITH).
En 2025, cette action de protection a été menée par les salariés, les services civiques, les stagiaires et bénévoles du GODS, parfois aidés de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), en coopération avec les exploitants agricoles et avec le soutien financier et règlementaire des collectivités (Région Nouvelle Aquitaine) et des services de l’Etat (DREAL Nouvelle-Aquitaine, DDT 79, OFB).
Ainsi, tous busards confondus sur ces 3 ZPS, 168 couples ont été suivis et 107 nids ont été découverts. Parmi ces nids, 75 nids ont été protégés, soit 70,09 %. Au total, 160 jeunes ont pris leur envol. Parmi ces jeunes, 157 ont bénéficié de la protection, soit 98,13 % et 184 ont été bagués sur leur site de naissance. Soixante-cinq exploitants ont été concernés par la protection des nichées de busards. Tous les agriculteurs ont collaboré et accepté les visites au nid et la pose d’une protection lorsqu’elle s’avérait nécessaire, à l’exception du refus d’un exploitant dans la ZPS Plaine de la Mothe-Sainte-Héray – Lezay entrainant la destruction du nid. Aussi, 4 destructions volontaires de nids protégés ont été notées dans la ZPS Plaine d’Oiron-Thénezay.
Remerciements : le Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres tient à adresser ses sincères remerciements à toutes les personnes qui sont intervenues pour contribuer au suivi et à la sauvegarde des nichées de busards : les bénévoles, les stagiaires, les services civiques et les salariés du GODS qui se sont dépensés sans compter pour le sauvetage des nichées, les services de l’Etat (DREAL, DDT, OFB), le Département, l’ensemble des agriculteurs contactés, sans qui aucune action de protection ne serait possible et enfin l’ensemble des observateurs qui ont transmis leurs observations.

Depuis 2009, les espèces d’oiseaux de plaines d’intérêt communautaire sont suivies par le Groupe ornithologique des Deux-Sèvres dans 3 ZPS des Deux-Sèvres via les appels d’offre du Département des Deux-Sèvres puis de la Région Nouvelle-Aquitaine. Ces inventaires réalisés de manière plus ou moins régulière dans le temps permettent de suivre deux espèces à enjeux prioritaires que sont  l’Œdicnème criard, la Pie-grièche écorcheur dans les ZPS plaines de Niort Nord-Ouest (NINO), d’Oiron-Thénezay (OITH) et de La Mothe-Saint-Héray – Lezay (MOLE). Egalement, depuis 2014, d’autres suivis sont réalisés dans le cadre de l’Enquête Nationale Outarde permettant de réaliser des inventaires exhaustifs des oiseaux nicheurs sur les 4 ZPS des Deux-Sèvres intégrant ainsi la plaine de Niort Sud-Est. En effet, les Documents d’Objectifs (DOCOB) prévoient, une évaluation de l’état de conservation de l’Œdicnème criard Burhinus oedicnemus et de la Pie-grièche Ecorcheur Lanius collurio mais aussi d’autres espèces remarquables comme la Gorgebleue à miroir Luscinia svecica.