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Un peu d'histoire... Histoire de l'ornithologie en Deux-Sèvres Essai sur l'histoire naturelle des oiseaux du département des Deux-Sèvres Les Mille et une façons de capturer les oiseaux |
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| Des Mille et une façons
de capturer les oiseaux. Le docteur J.L.M. Guillemeau en introduction de son "Essai sur l'histoire naturelle des Oiseaux du département des Deux-Sèvres" (1806) cite un poème de M. De Fontanes de Niort: ../ Aimez donc les oiseaux; que le tube homicide N'épouvante jamais leur légion timide Jouissez de leurs jeux et de leurs doux penchans Des nids et des amours, des hymens et des chants. /.. Son aversion pour le "tube homicide" ne l'a pas empêché de recenser les mille et une façons de trucider la gent ailée. Il faut dire qu'il y a 200 ans, la chasse était souvent une nécessité et une source de revenus pour certains comme le prouve cette remarque concernant l'étourneau: " En hiver, on en voit beaucoup sur le marché de Niort, où on les y apporte avec tous les petits oiseaux pris aux lacets et à l'araignée". Voici donc différentes méthodes de chasse citées par notre ornithologue On prend les faucons et autours avec un filet sous lequel on a mis un pigeon attaché. On prend le hibou à la pipée en contrefaisant, en suçant ses lèvres, le cri de la souris. Lorsqu'on veut attirer des oiseaux, on pose un petit-duc, ou un autre oiseau de nuit, sur une perche, près de quelques arbres isolés, et voisin d'une fenêtre, ils viennent en foule insulter leur ennemi commun, et l'on tire alors facilement sur eux. On prend le moineau franc (moineau domestique), aux rets-saillants et à un filet approprié à cette chasse, lequel est connu sous le nom de déluge. On tue les loriots à coup de fusil, on les prend aux abreuvoirs, et dans la saison des cerises on leur tend des raquettes, des rejets, des collets, qu'on amorce de ces fruits. Le bouvreuil se prend avec l'arbret, ou aux nappes à alouettes, ou à la sauterelle, ou au trébuchet, en y mettant, pour l'attirer, de petites baies de morelle vivace. On le prend aussi avec des halliers tendus le long des haies. On met le gros-bec en cage pour servir d'appelant, quand on veut prendre son espèce au filets. On le prend dans les abreuvoirs avec des raquettes. On prend l'étourneau aux lacets, à la pantière, avec la vache artificielle, et même quelquefois on se sert de la belette pour les tirer de leur trou. On le mange, mais leur chair est très amère, à moins qu'ils n'aient mangé beaucoup de raisins, qu'on ne leur ait arraché la langue, et qu'ils n'aient pas saignés à la gorge sitôt après avoir été tués. On chasse le pinson des ardennes (pinson du nord) la nuit au flambeau, et on le tire à la sarbacane, avec des balles de terre durcie, ou on le tue à la pensonnée, en l'assommant, ou on en prend aussi beaucoup au lacet et aux nappes aux alouettes, l'hiver. Le héron se prend à la chute aux canards. On prend l'alouette aux nappes, aux traineaux, à la tonelle, à la ridée, on en tire considérablement à coup de fusil au miroir. On prend les fauvettes au brai, à la perchée.. La grosse mésange (mésange charbonnière) se prend au collet en lui donnant du suif ou des noix entamées, on les prend encore aux mésangettes, au collet pendu et au baton-fendu. On prend les perdrix rouges avec la hutte ambulante et les perdrix grises au tramail, à la bourrée, à la tirasse On prend les grues aux lacets à la passée, on en fait aussi le vol à l'aigle et au faucon. On prend les canards au moyen de canards appellants, à la chasse au reverbère, en fabriquant aux bords des marais une canardière et à la glanée. On prend les rossignols à la pipée, aux gluaux, au trébuchet des mésanges, dans des reguenguelettes tendues sur la terre nouvellement remuée et où l'on répand des nymphes de fourmis ou des vers de farine. On prend la grande outarde à l'hameçon, en y attachant un morceau de pomme ou de viande. On prend le corbeau avec la vache artificielle, au collet à ressort et à la pince d'Elvalski, en l'amorçant de morceaux de chair. On prend les corneilles mentelées d'une manière assez plaisante, au moyen d'un cornet de papier enfoncé dans la neige, ou la terre, dont les bords sont enduits de glu, et où l'on a mis de la chair crue pour l'appât. L'oiseau s'élève ainsi masqué, tournoie dans les airs, et retombe peu de temps après dans un état d'étourdissement". Joseph Chauveau Soutenir, participer et animer... Soutenez un offrant un don à l'association. Nous avons besoin de votre aide pour poursuivre nos buts. Adhérez à l'association et venez partager l'aventure ornithologique dans la convivialité de groupe d'amis à la porte de chez vous. Adhésion à l'association : montant libre Adhérez en ligne, inscription et réservation d'adhésion Télécharger le bulletin d'adhésion à renvoyer à l'association par courrier Abonnement au Lirou (1 numéro par an) : 7 € Groupe Ornithologique de Deux Sèvres Hôtel de la Vie Associative 12 rue Joseph Cugnot - 79000 NIORT Mél Contact Tél : 05 49 09 24 49 Fax : 05 49 09 23 85 |
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