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  Corbeaux Freux résultats de l'enquête 2000

Présentation  Les colonies  distribution géographique  Milieux fréquentés & nids

 
Evolution de la distribution géographique
La situation qui prévalait à la fin des années 1970 s’est considérablement modifiée aujourd’hui. L’augmentation importante des effectifs nicheurs s’est traduit, non pas par un gonflement des colonies existantes, mais par l’installation de nouvelles colonies dans des lieux jusqu’alors inoccupés. Ce phénomène a peut-être été amplifié par les conséquences dévastatrices de certaines tempêtes sur les sites de nidification (surtout les peupleraies) notamment celle de juillet 1983 dans le Marais Poitevin et plus récemment par l’ouragan de fin décembre 1999.

Les deux noyaux de population décrits par AUDURIER et BOUTIN (1980) dans les régions de Thouars et de Niort ont essentiellement essaimé par les vallées des principaux cours d’eau du département. On observe cependant que la Gâtine, ou du moins sa partie la plus élevée, est toujours inoccupée et fait encore obstacle à une jonction entre les colonies du nord et celles du sud. Pourtant, il n’est pas impossible que cette jonction ait lieu prochainement par l’ouest, car des colonies probablement récentes, ont été localisées à l’occasion de cette enquête sur les communes de Secondigny, Le Busseau et Coulonges-sur- l’Autize.

Dans la moitié nord, la progression des colonies par la vallée du Thouet déjà relevée à la fin des années 1980 (ARMOUET et FOUQUET, 1993) s’est poursuivie vers l’amont jusqu’à Secondigny, c’est-à-dire jusqu’ à la source du Thouet.

Dans le Thouarsais proprement dit, on n’observe pas de modification géographique notable sur les vallées du Thouet et de la Dive du nord. En revanche, la progression est spectaculaire particulièrement par les bassins versants de la Sèvre Nantaise, du Thouet et de l’Argenton. Pour ce dernier bassin, l'évolution est d’autant plus remarquable que les effectifs nicheurs y sont devenus en peu de temps les plus importants de la moitié nord du département. La carte de Bressuire (IGN 1525) à elle seule abrite 29 colonies totalisant 1750 nids soit le tiers de l’effectif nord deux-sèvrien.A l’inverse, la plus grande partie de l’Argentonnais, en aval du bassin de l’Argenton est curieusement inoccupé et a même vu disparaître plusieurs colonies ces vingt dernières années.

Dans la moitié sud, le noyau initial du Niortais, concentré principalement dans la vallée de la Sèvre Niortaise s’est étendu en aval vers le Marais Poitevin et en amont jusqu’à la Mothe-Saint-Héray avec extension sur la vallée du Pamproux.

Les colonies de la région de Brioux, signalées à partir du début des années 1990 (mais peut-être sont-elles plus anciennes ?) ont également essaimé sur l’ensemble du bassin versant de la Boutonne.

Etrangement, et sauf insuffisance de prospection, tout l’est du Mellois paraît encore innocupé bien qu’il existe dans la Vienne des colonies en bordure de la Dive du sud.

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