| |
Rapaces diurnes
Enquête nationale et Deux-Sèvres
2000-2001
L'année 2000 a vu le démarrage sur le terrain du recensement
à grande échelle des oiseaux les plus sujets à s'attirer
les critiques dès qu'une perdrix disparaît : vous avez compris
que ce sont les rapaces diurnes qui étaient "visés".
En effet, 20 ans après la première enquête réalisée
par le Fond d'Intervention pour les Rapaces et l'Union Nationale des Associations
Ornithologiques, aucune étude nationale n'avait estimé les effectifs
de Rapaces diurnes nicheurs en France. Avec un regain de polémiques,
souvent locales, sur la "prolifération" de certaines espèces
et surtout l'éventuelle remise en question de leur protection juridique,
il était nécessaire d'éclaircir les zones d'ombre à
ce sujet, surtout que de nouvelles menaces apparaissent, plus inquiétantes
celles-là, avec notamment la disparition des milieux ou l'emploi toujours
abusif de certaines substances léthales. Une mise au point s'avérait
importante pour définir des priorités de conservation.
Les objectifs étaient donc
- d'obtenir une fourchette, aussi fine que possible, de l'effectif nicheur
de ces oiseaux ;
- de préciser la répartition des espèces en fonction des
milieux ;
- d'évaluer l'évolution des populations en comparant (avec beaucoup
de précautions !!!) les résultats obtenus à ceux de l'enquête
de 1979-1982 ;
- enfin, si possible, de mettre en relation ces tendances avec les grands changements
de la structure du milieu pour guider la mise en place de mesures de protection.
Chaque région se voyait désigner un responsable, ainsi que des
coordinateurs départementaux.
Le GODS a répondu présent pour cette étude.
Le principe de l'enquête reposait sur la prospection quasi exhaustive
(du moins la plus complète possible) d'une partie (un carré
de 5 x 5 km) au centre des cartes IGN au 25 000e. Une estimation de la carte
entière était aussi demandée.
On estime que le temps à consacrer pour "faire une carte"
est de 100 heures environ, réparties sur l'ensemble de la saison de
reproduction, c'est-à-dire de mars à septembre. Certaines cartes
ont vu ce total d'heures "rapidement" atteint du fait du grand nombre
d'observateurs, d'autres, où un seul observateur était présent,
ont été couvertes difficilement. Le recours à des "commandos"
d'ornithos fut alors de mise, et des journées de prospection furent
organisées avec des personnes se déplaçant pour l'occasion.
Le but était de découvrir les couples cantonnés, sans
qu'il y ait nécessairement une preuve certaine de reproduction, afin
d'estimer les effectifs présents pour ces deux années. En effet,
une partie non négligeable de la population peut être cantonnée
sans toutefois se reproduire. Il était donc important de les comptabiliser.
Chaque observation était reportée sur une carte avec un indice
de reproduction et une date. Une hiérarchie des indices était
proposée (reproduction possible, probable, certaine) afin de standardiser
les observations. Au fil des sorties, se dessinait parfois sur les cartes
des "patates" correspondant aux cantonnements. Cependant, cette
méthode repose sur le nombre de contacts et des espèces discrètes
ou rares furent difficiles à comptabiliser. Il a fallu toute l'expérience
et la connaissance de terrain des responsables de carte pour faire le tri
et déterminer les effectifs.
En 2000 et 2001, la totalité des cartes deux-sévriennes a donc
été couverte dans le cadre de l'enquête, avec parfois
des cartes faites sur les deux années. Dans l'ensemble, le niveau de
prospection est correct et peu de couples ont pu, semble-t-il, échapper
aux volontaires. Au total, ce sont plus de 2000 heures passées sur
le terrain en deux ans et la motivation de plus de 50 bénévoles
qui ont permis la réalisation de cet état des lieux des populations
deux-sévriennes de rapaces diurnes.
On peut donner un exemple, celui du carré central de la carte de Niort
couvert en deux ans. Pas moins de quatorze observateurs se sont relayés
sur le terrain, totalisant 50 heures d'observation sur cette carte à
majorité urbaine. Au total, 9 espèces de rapaces diurnes ont
été contactées, pour 11 couples à reproduction
probable ou certaine, et 18 possibles. Peu de nids ont été trouvés
mais le cumul des observations a permis de comptabiliser les cantonnements
de ceux-ci.
Le bilan de cette enquête semble donc bien positif ; le monde associatif
ornithologique s'est mobilisé un peu partout en France, y compris en
Deux-Sèvres où le niveau de couverture est satisfaisant. A cette
date, il est encore trop tôt pour donner des résultats synthétiques
pour tout le département mais un projet d'ouvrage régional reprenant
notamment ces résultats est d'ores et déjà lancé,
en plus de la restitution nationale qui interviendra en 2002.
David Pinaud
UN GRAND MERCI A TOUS LES PROSPECTEURS !
Pour plus de renseignements
contact David
Pinaud.
Haut de page
Soutenir, participer et animer...
Soutenez un offrant un don à l'association. Nous avons besoin de votre
aide pour poursuivre nos buts. Adhérez à l'association et venez
partager l'aventure ornithologique dans la convivialité de groupe d'amis
à la porte de chez vous.
Adhésion à l'association : montant libre
Adhérez en ligne, inscription et réservation
d'adhésion
Télécharger
le bulletin d'adhésion à renvoyer à l'association par
courrier
Abonnement au Lirou (1 numéro par an) : 7 €
Groupe Ornithologique de Deux Sèvres
7 rue Crémeau 79 000 NIORT
Mél Contact
Tél : 05 49 09 24 49
Fax : 05 49 09 23 85
|
|