| Connaître les oiseaux pour mieux les protèger Les oiseaux des Deux sèvres Les noms vernaculaires |
||||
| Les oiseaux des Deux Sèvres Quelques oiseaux présents dans le département Outarde canepetière Busard
cendré Oedicnème criard Traquet
motteux Vanneau huppé Grand
Cormoran Fauvettes paludicoles Hibou
petit-duc Limose franche
Et aussi... Bondrée apivore Milan noir Milan royal Circaète Jean-le-Blanc Busard des roseaux Busard Saint-Martin Autour des palombes Epervier d'Europe Buse variable Faucon crécerelle Faucon hobereau |
||||
| Le Vanneau huppé Vanellus vanellus |
© Wikipedia Vanneau Huppé |
|||
| Période de présence Avec les nicheurs, les migrateurs et les hivernants, le Vanneau peut être observé toute l'année en Deux-Sèvres. En période internuptiale, on observe les premiers rassemblements dès le début juin (effectif moyen Nord Deux-Sèvres en juin: 120 individus). Les effectifs croissent ensuite lentement mais régulièrement jusqu'en août (EMNDS/Août : 645) puis se stabilisent jusqu'en octobre (EMNDS/Oct. : 690). A partir de novembre, on assiste à une arrivée importante d'oiseaux originaires du nord et du nord-est de l'Europe (EMNDS/Nov. : 2100). La situation en décembre et janvier est très variable selon les années en fonction des conditions météorologiques. Généralement c'est au cours de ces deux mois que l'effectif hivernant est à son maximmum (EMNDS : 4 400 en Déc. et 5 130 en Janv.). L'hivernage peut être relativement important lors des hivers doux plus encore lorsque des vagues de froid touchent des zones d'hivernages plus septentrionales, mais peut être momentanément réduit à zéro si le département est lui-même touché par une période de gel et d'enneigement prolongée. Le déroulement de la migration prénuptiale varie aussi beaucoup en fonction des conditions météorologiques. A l'issue d'un hiver doux elle débute dès janvier mais peut culminer tardivement en mars après un hiver très froid. C'est donc en moyenne en févrer que culmine la migration et c'est très logiquement au cours de ce mois que sont observés les plus forts regroupements (effectif record pour un site: 18 000 individus le 19/02/1988 à la Croix Ingand, Mauzé-Thouarsais). La migration prénuptiale s'achève habituellement plutôt brusquement dans la deuxième quinzaine de mars. Nidification Le Vanneau huppé se cantonne sur ses sites de nid à partir de mars. Les éclosions, qui se produisent après une incubation d'environ 25 jours, s'étalent de la mi-avril à la mi-juillet. La courbe des éclosions présente deux pics nets. Le premier, fin avril, correspond probablement au schéma chronologique normal. Le second, vers la mi-juin, est dû aux pontes de remplacement, très nombreuses compte tenu du taux d'échecs élevé chez cette espèce. Le nombre de poussins par nichées âgées de 8 jours ou moins est de 3 (n=32). Il est de 2,3 pour les nichées âgées de plus de 8 jours (n=27) (données de 1980 à 1996). Distribution géographique Sous réserve d'une meilleure connaissance de la distribution du Vanneau dans la moitié sud du département, plusieurs noyaux de peuplement ont été recensés en Deux-Sèvres. Dans le sud, le principal se trouve à l'est du Mellois entre Lezay et Sauzé-Vaussais. D'autres sites sont connus (ou ont été fréquentés par le passé) dans la région de Brioux-sur-Boutonne ainsi que dans la partie deux-sévrienne du Marais Poitevin, notamment vers Mauzé-sur-le-Mignon et Prin-Deyrançon. Dans le nord, les deux principales zones de reproduction se situent dans l'Argentonnais et dans le nord de la Gâtine, principalement aux abords du Lac du Cébron. Quelques couples nichent également dans le nord du Bressuirais généralement, à proximité des étangs. En période internuptiale, le Vanneau peut être rencontré à peu près partout, tant en plaine qu'en bocage, avec cependant une abondance moindre à l'ouest du Bressuirais et au centre de la Gâtine qui offrent des paysages moins ouverts et plus vallonnés. milieux fréquentés En période de reproduction, le Vanneau peut s'installer dans deux types de milieux: le prairie humide pâturée : ce milieu est de moins en moins utilisé en Deux-Sèvres, sans doute en raison de sa raréfaction. Quelques couples nichent encore en milieu prairial dans le sud-est du département (ex : Pliboux). C'est devenu beaucoup plus exceptionnel en Gâtine et dans l'Argentonnais. les terres cultivées : actuellement plus de 95% des Vanneaux qui nichent dans le département s'installent dans les terres nues au printemps, surtout celles destinées à la culture du maïs et du tournesol. Avec la succession des travaux agricoles (labour, semis, traitements...) le succès de reproduction y est très faible, bien que certains couples entreprennent une deuxième ponte, voir parfois une troisième. Les étangs en assec ou insuffisamment remplis au printemps lors des années sèches offrent des sites de reproduction apparentés au milieu prairial. Utilisés de manière opportuniste par le Vanneau (et le Petit gravelot ), ce type de milieu lui assure un taux de réussite généralement satisfaisant. En 1987 et 1992, la quasi totalité des nicheurs de l'Argentonnais ont ainsi occupé les bordures d'étangs délaissant les terres cultivées alentour où ils s'installaient habituellement. En période internuptiale, le Vanneau fréquente tous les espaces dépourvus de végétation (labours, vasières d'étang... ) ou à végétation rase (prairies pâturées, semis, chaumes). Conservation et avenir de l'espèce Depuis les années 1970, les populations de Vanneaux nicheurs sont presque partout en déclin en Europe Occidentale. Avec actuellement 12 000 à 18 000 couples (contre 30 à 45 000 en 1964), la population française, même marginale à l'échelle de l'Europe (600 000 couples), est directement concernée par ce déclin. Celui-ci est dû essentiellement à la disparition des prairies humides ou à la modification de leur gestion mais également à la très faible productivité des nicheurs dans les milieux de substitution que sont les champs cultivés. Si dans un premier temps l'essor de la rraïsiculture a sans doute été favorable à l'espèce, il semble bien que ce ne soit plus le cas aujourd'hui avec la modernisation des méthodes culturales (intensification, multiplication des traitements, culture sur plastique ... ). Pour les Deux-Sèvres, on sait peu de chose sur l'historique de la population nicheuse dont on peut penser qu'elle est d'instalation récente, au moins dans le nord du département (années 1960 ou 1970). Les effectifs actuels et leur évolution ne sont guère mieux connus dans la moitié sud (Mellois, Marais poitevin) faute de suivi sérieux. Dans la moitié nord (Nord de la Gâtine et Argentonnais) où la majeure partie des nicheurs se concentrent à proximité des étangs, les effectifs nicheurs sont mieux connus. Il apparaît clairement qu'ils ont sensiblement augmentés au cours des années 1980 grâce, d'une part à la création du Lac du Cébron où nichent actuellement plus de la moitié des Vanneaux du Nord Deux-Sèvres, d'autre part à une suite d'hivers anormalement secs permettant des installations supplémentaires en bordure d'étangs. Néanmoins, après l'année faste de 1992, une régression sensible des effectifs nicheurs semblent s'être amorcée. Malgré les incertitudes sur le nombre de couples nicheurs de la moitié sud du département on peut raisonnablement situer la population Deux-Sévrienne entre 100 à 150 couples. Rédaction Alain Armouet Illustration Wikipédia |
||||
| Soutenir, participer et animer... Soutenez un offrant un don à l'association. Nous avons besoin de votre aide pour poursuivre nos buts. Adhérez à l'association et venez partager l'aventure ornithologique dans la convivialité de groupe d'amis à la porte de chez vous. Adhésion à l'association : montant libre Adhérez en ligne, inscription et réservation d'adhésion Télécharger le bulletin d'adhésion à renvoyer à l'association par courrier Abonnement au Lirou (1 numéro par an) : 7 € Groupe Ornithologique de Deux Sèvres 7 rue Crémeau - 79000 NIORT Mél Contact Tél : 05 49 09 24 49 Fax : 05 49 09 23 85 |
||||